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vendredi 20 juillet 2012

Nouméa by bus


Karuia Bus a rajouté des lignes de bus et elles ont changé de numéros. Mes photos exposées au centre d'art  jusqu'à la fin du mois d'août sont has been. Je n'ai aucune nouvelle des kataras abandonnés aux arrêts de bus.
 Pendant trois jours, j'ai pris le bus à Nouméa sans poireauter, ni prendre racines, ni sécher sur place, ni faire le pied de grue, ni moisir...la presse exagère toujours. Vive le transport commun.

Source Les Nouvelles Calédoniennes

jeudi 19 juillet 2012

dialogues d'outre monde, nouvelles calédoniennes etc


Le plaisir de rentrer chez  soi après  trois jours d'absence, c'est d'ouvrir sa boite aux lettres et d'avoir du courrier. : une lettre bleue d'Oléron, merci Flo et des jolis bracelets bleus, à mon bras ils se balancent... de Coscha , merci Coscha. Merci aussi à la CAFAT pour ma nouvelle carte et au Centre Tjibaou pour ses jolies cartes postales.
Le plaisir  de rentrer chez soi avec de la lecture : des Nouvelles calédoniennes alléchantes chez un éditeur au joli nom "Vents d'ailleurs ", l'Impossible, trouvé chez le marchand de journaux de l'Anse Vata ( le numéro 2 seulement  ma proposition d'échange ( jusqu'à présent restée lettre morte, les jeunes appellent ça un vent) reste valable pour le N°1, 3 et 4, évidemment si Picasso vous proposait le même deal, vous seriez plus motivés, les kataras et les haikullages, ffffffffff ( soupirs), ça commence à bien faire..
Le plaisir de rentrer, d'avoir vu de belles expositions  par  exemple Dialogues d'Outre Monde,  sous titrée Résonances kanak ... la poésie d'Aimé Césaire et les eaux fortes de Wilfredo Lam, les mots de Paul Wamo et les dessins de Teddy Diaiké ( sur une idée  de Peggy Vergara) et de s'y replonger en lisant le catalogue

dimanche 1 juillet 2012

La possibilité d'un échange

J'offre un haiku-llage ou un katara à qui m'enverra l'Impossible. N°1 N°2 N°3 N°4 ou N°5. 
(ou autre chose pour ceux et celles qui ont déjà un haiku-llage et un katara.)




un katara est un masque en général noir et blanc ( Le mot est emprunté à la langue xaracuu).
un haiku-llage est un haiku dans un collage.


Par exemple :












jeudi 28 juin 2012

Katariser


Après toutes ces émotions et autres courbatures, une journée de repos à katariser...

samedi 23 juin 2012

mon petit commerce extérieur


J'ai toujours été nulle en économie et finances. Je me souviens qu'au test d'entrée à l'IUT de journalisme il y avait une question sur le serpent monétaire. Le serpent monétaire,  je vous jure.  Je ne me souviens pas de ma réponse mais j'ai souvent envie de percer des pièces de 1  franc pacifique et de les enfiler  pour en faire un serpent ou un rideau anti mouches.( et ça aussi , c'est comme écrire sur les billets de banque, c'est interdit)
Je me souviens également de ma prestation minable lors d'un exposé sur les revenus des Français où m'emberlificotant dans mes notes j'avais  conclu par cette phrase de Raymond Barre, ministre de l'économie et des finances  : "De toute façon,  la déclaration d'impôts, je n'y comprends rien, c'est ma femme qui la remplit". ça n'avait pas fait rire les profs qui m'avaient mis D ou même E.

De même, je préfère largement donner que vendre. Mais je fais un effort. Il faut bien que je rentabilise ma patente. Car je l'avoue, je suis patentée et j'adore ce mot désuet. Ma tentative de commerce électronique a failli sombrer. Au moment où je songeais à fermer boutique, voilà que les ventes reprennent et m'encouragent à réassortir les rayons.  A smiling katara is on the way to Chicago, can you believe it ?














jeudi 21 juin 2012

sur le travail


Autres sujets de philosophie  au BAC 2012 qui par ailleurs est une loterie ( entendu à la radio)

Que gagne-t-on en travaillant ?
Travailler est-ce seulement être utile ?


Hier, j'ai peint 3 kataras d'une série intitulée "les grands brûlés". Est ce utile ?
Aujourd'hui, j'ai passé trois heures dans une classe  à peindre avec les élèves et deux heures dans ma voiture pour aller et venir. Est ce  du travail ?

l'aimerais beaucoup lire les dissertations des lycéens.



Et tous ces jeunes députés qui entrent à l'assemblée nationale, en remerciant l'école de la République, ça donne envie d'y retourner...

dimanche 17 juin 2012

chemins de traverse


Une pensée folle et impossible : réunir tous les kataras ( 200, 250 ? j'ai arrêté hélas de les inventorier mais j'aime beaucoup de temps en temps penser un à un à ceux que j'ai expédiés  et à qui je les ai expédiés  ou qui ont été emportés à l'autre bout du monde)


Rochefort : 10 ?
Puy du Lac ; 1
St Laurent de la Prée  : 2  3
Chicago : 1
Berlin : 3
Paris : 2
Montreuil : 1
Pantin : 1
Canala : 8
Tours : 2
Orléans : 2
Rennes : 1
Pordic : 1
St Brieuc : 3
La Roche sur Yon : 1
Lyon : 2
Marseille : 1
Chicago : 1
Lisbonne : 1
Pouembout : 10
Nouméa : 8
Hienghène : 1
Poindimié : 6
Tulle : 1
St Antoine : 1
Le Mont Dore  : 2
Belgique : 1
Londres : 1
Dijon : 1




Un est en partance pour la Tontouta et un autre pour Boulouparis

et puis j'ai des trous de mémoire

Rio ? Amsterdam ?  Hilversum ? Grenoble ? Angoulême ? St Denis ? Si vous n'avez pas eu votre katara,  ne m'en veuillez pas,  réclamez le ...

+ les 50 qui accompagnaient la natte au Festival des arts mélanésiens
et les 51 de l'autoportrait en Océanie
et les 51 des rues de Nouméa
 + les 5 du centre d'art


La plupart sont noir et blanc sauf les bleus et les violet des abribus. Et le multicolore d'Anne Marie.

On est bien entre 200 et 250.  Vous les imaginez ensemble, ça serait beau.







jeudi 14 juin 2012

mission accomplie


Les 50 kataras noir et blanc sont arrivés à bon port et les  bleus se sont installés sur leurs bancs sous les abribus.  Il est possible que le vent fou qui soufflait sur Nouméa ce jeudi les ait emportés un peu plus loin... Il s'agit maintenant de leur trouver une place à la maison. C. me suggérait de les abandonner directement aux abribus mais  c'est une autre histoire ( et elle n'est pas terminée) , faut pas tout mélanger.



mardi 12 juin 2012

chassé croisé de juin


Une nouvelle bande de kataras bleus  se prépare à partir pour la ville et ses abribus. Cette fois j'ai mis mon adresse, j'aurai peut être des nouvelles.
 L'exposition Ko Neva est terminée et je prends la route demain matn pour  aller  chercher la malle et les valises remplies de kataras noirs et blancs. En espérant que le niveau des creeks baisse.


 Katariste, un vrai métier.

vendredi 8 juin 2012

tourner la page



Ko Neva se termine dimanche et nous nous préparons à être envahis par les kataras. Il ne reste plus de pages au vieux  livre de botanique tchèque et c'est peut être le moment de la tourner ( la page). Le soleil  est  enfin revenu et quelques kataras à venir sèchent sur la natte. 



mardi 5 juin 2012

Festin



De nouveaux kataras pour la ligne bleue ( je vais garder le petit pour ma collection personnelle). J'aime beaucoup abandonner mes kataras aux arrêts de bus. Mais je reconnais que j'aimerais bien de temps en temps en avoir des nouvelles. Pour le moment, rien.

Je me suis inscrite pour le Festin de la fin à la galerie Onze et demi à Nouméa au mois d'août prochain.
Et on ne mangera pas des kataras. Je vais commencer par relire les fabuleux menus de Blaise Cendrars.



MENUS 

Foie de tortue verte truffée 
Langouste à la mexicaine 
Faisan de la Floride 
Iguane sauce caraïbe 
Gambas et choux palmistes 

Kankal-Oysters 
Salade de homard cœur de céleri 
Escargots de France vanillés au sucre 
Poulet de Kentucky 
Desserts café whisky canadian-club 

Ailerons de requin confits dans la saumure 
Jeunes chiens mort-nés préparés au miel 
Vin de riz aux violettes 
Crème au cocon de ver à soie 
Vers de terre salés et alcool de Kawa 
Confiture de algues marines 



Soupe à la tortue 
Huîtres frites 
Patte d’ours truffée 
Langouste à la Javanaise 


Ragoût de crabes de rivière au piment 
Cochon de lait entouré de bananes frites 
Hérisson au ravensara 
Fruits 

         En Voyage 1887-1923





"Mais, quand d’un passé ancien , rien ne subsiste, après la mort des autres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir."
             Marcel Proust  À la recherche du temps perdu




Serons nous trop gourmands pour nos dernières volontés?

Alors que certains se préparent au cas  où une catastrophe surviendrait en stockant des rations de survie pour tenir tant qu'ils peuvent... Nous recherchons des artistes, plasticiens, comédiens, musiciens, poètes, pour inventer le repas solennel et somptueux donné en l'honneur de la fin et fabuler sur le boire, le décor et les convives souhaités.
La question posée est simple:
Qu'apporterez vous à votre ultime repas?


Une expo forcément évolutive et éphémère... dont les durées de vie des oeuvres varieront entre le temps d'un vernissage aux deux semaines d'expo.
Contraintes : Pour l'instant il n'y en a pas.  Pour les créations éphémères, pensez à la façon dont elles peuvent être "archivés" pour le temps de l'expo (photograpie, films, impressions...). Ne vous souciez pas de l'espace confiné de la galerie, des créations monumentales et en exterieur sont envisageables.


Envoi des dossiers de candidature de préférence avant le 20 juillet 2012 au couriel suivant: onze.5@hotmail.com ou en pièce jointe sur la page facebook de la Galerie Onze Etdemi

Il sera apprécié que le dossier de candidature comprenne les documents suivants :
  1. CV (curriculum vitae) de l’artiste (mis à jour);
  2. la fiche de projet expliquant la démarche et l'oeuvre réalisée;
  3. une photo de maquette, un croquis et/ou un plan de l'oeuvre, avec une légende (titre de l'oeuvre, dimensions, techniques, matériaux);
Sélection des candidatures : le 30 juillet 2012
Résultat de la sélection : communiqué par tél. ou par email
Réception des œuvres : au plus tard le 19 août 2012




vendredi 1 juin 2012

Grand mystère


Quelqu'un de bien intentionné m'a dit de supprimer le cache et les cookies mais j'ignore totalement ce que c'est. J'ai juste secoué un peu l'ordinateur et me revoilà. Si c'est pas de la magie ...
 ça fait trois jours que j'essaye en vain d'écrire un mot. remarquez, il ne s'est pas passé grand chose ici  : une petite récolte de curcuma dont je suis très fière et deux kataras pour la ligne bleue quand je retournerai à Nouméa.
Je passe mes journées à recopier mes souvenirs de la plage d'Aytré  et je finis par me demander si je n'ai pas inventé tout ça.  Je me dis que le 15 juin, il ne restera plus que ça. Et j'aimerais bien lire les souvenirs des autres enfants qui y passaient leurs vacances. Les voisins d'en face, Dédé l'bogosse. Ma soeur et mes cousins. Le drôle de Joël.



lundi 28 mai 2012

atterrisage en douceur



Après tous ces voyages, il fallait bien  quelques nouveaux  kataras pour  atterrir en douceur.
Les derniers déposés aux arrêts de bus ont déjà disparu de la circulation. En aurons nous  un jour des nouvelles ? J'aurais peut être du écrire mon adresse comme  quand nous  lancions des ballons rouges à la fête de Lamballe en espérant qu'ils iraient jusqu'à Moscou ou à Pékin.


Ace collective association  australienne contre le nucléaire cherche des oeuvres d'art pour sa vente aux enchères de septembre. Participez.



samedi 26 mai 2012

la Belgique pacifique


Sur la ligne bleue et sur la ligne violette, je pense à Marie (et à son coin de table) qui aime bien les aventures des kataras. Parfois, et ce n'est pas une blague, les arrêts s'appellent Namur, Charleroi et même Albert 1er ,  ça paraît un peu surréaliste.


vendredi 25 mai 2012

Rencontre à l'abribus


Ce jour là, à l'arrêt de bus CC Tjibaou, une sympathique famille de touristes suisses  allemands, enchantée de sa visite et préparant son tour de la Grande Terre.

jeudi 24 mai 2012

Katarabribus


transport commun, sur la ligne bleue et sur la ligne violette
( je vous salue dans le silence, 3ème partie)

Il y a longtemps que je voulais amener mes kataras* dans les rues de Nouméa. L'exposition « La ville et ses chemins de traverse » m'en donne l'occasion.

Je vis loin de Nouméa et je m'y sens étrangère. J'ai cherché à renouveler mon regard sur la ville, à trouver une autre manière de l'explorer : j'ai pris le bus.
J 'ai pris la ligne bleue qui traverse la ville d'ouest en est et d'est en ouest puis la ligne violette qui va du nord au sud et du sud au nord, deux lignes de bus qui passent à proximité du Centre d'art.

Nouméa, ville océanienne ? s'interroge Dorothée Dussy dans son livre sur la ville de Nouméa, sa géographie, son histoire et ses habitants. Une ville océanienne, sans aucun doute quand on voyage en bus même si les arrêts s'appellent Jean Moulin ou 18 juin. Les chemins suivis par les bus dévoilent d'autres villes dans la ville, il y a du visible et de l'invisible, du tape à l'oeil et du  caché. Il y a aussi des rencontres aux arrêts de bus.

C'est aux arrêts de bus couverts de signes que j'ai décidé d'installer mes kataras de façon éphémère, à proximité du Centre d'art, puis pendant la durée de l'exposition du 24 mai au 29 août sur l'itinéraire des lignes bleue et violette, les offrant au regard des passagers et des passants (et les offrant tout court).

A ces « voyageurs  quotidiens », je dédie la troisième partie de Je vous salue dans le silence**


          *Peu de temps après mon arrivée à Canala, j'ai commencé à peindre ces masques que j'ai appelé « katara », mot que j'ai emprunté à la langue xaracuu. J'ai ramassé ces restes de palmes au milieu des feux ou au pied des cocotiers, taillés par les hommes. Ce sont la forme et la taille de chaque palme qui me dictent le graphisme. En séchant, le masque se modifie encore, comme s'il continuait à vivre , il rétrécit ou s'élargit, se tord dans un sens ou dans l'autre. Ces kataras sont pour moi comme des mots que je n'arriverais pas à prononcer ou qu'on n'arriverait pas à entendre : une tentative pour communiquer avec mon environnement : naturel, humain et maintenant urbain. Des messages, des messagers.

    **La première partie ( une natte, 31 haikus, 50 masques) :dédiée aux femmes de
    Canala a été présentée au Centre d'art pendant le Festival des arts mélanésiens en
    2010.
    La seconde ( Un autoportrait en Océanie : 5 valises, une malle, 50 masques) dédiée
    aux élèves du lycée agricole de Pouembout est actuellement au Centre Culturel
    Tjibaou dans le cadre de l'exposition Ko Neva.




mercredi 23 mai 2012

variations sur abribus

fin mai 2012

J'ignore quel est le budget peinture blanche  de ceux ( la compagnie de bus ? la Ville ?) qui  tentent en vain de neutraliser les graffiti sur les abribus.  Je rêve qu'on propose à des artistes d'organiser des ateliers avec les jeunes des quartiers concernés.
En quelques semaines, le même abribus. Recouvert de blanc et aussitôt recouvert de tags. Il faut dire que ça fait de bien beaux murs d'expression...


mi mai 2012
début mai  2012

mardi 22 mai 2012

Donc je les ai semés


Et je n'en avais pas assez, c'est long une ligne de bus. J'en referai d'ici la fin du mois d'août et j'y retournerai. J'ai semé le matin de bonne heure et à midi, je suis repassée. La plupart était toujours à la place où je les avais posés et quelques uns avaient disparu. Il y avait un vent fou aujourd'hui.



mercredi 16 mai 2012

étiqueter


L’espace urbain construit l’environnement quotidien de ceux qui y vivent  et constitue une part de notre expression matérielle. On peut lire dans la ville l’organisation de la vie en société. On peut comprendre comment un peuple transforme un paysage en fonction de son développement historique, économique et culturel. Il y a dans ce paysage urbain le dessein de voies principales qui tendent à nous réunir et à tracer des chemins prédéfinis.
L’artiste sera celui qui empruntera des chemins secondaires.
Révélateur de perspectives pour la ville, l’artiste œuvre au dévoilement de l’espace monde. Si l’urbanisme travaille à la nécessaire cohésion d’un ensemble, l’artiste par sa démarche individualiste et singulière trace de nouvelles voies dans les espaces communs.
Vous êtes invités à explorer le territoire de la ville, à ouvrir des voies inédites, à aider à renouveler des regards sur nos chemins quotidiens, à conférer du sens et du sensible, en travaillant sur la mémoire, le visible et l'invisible, l’anecdote, le privé et le public, les bancs et places publics mais aussi les vitrines et façades… à regarder ses habitants avec un œil tendre ou cynique... pour  faciliter l'appropriation sociale et l'identification à une ville protéiforme qui est une véritable couture, un tricotage, un rapiéçage, d’éléments en juxtaposition ou en superposition.
La ville est là, avec ses surcharges, ses circulations, ses instants, ses jours, ses nuits… Mais il reste le plus difficile : Comment travailler à sa lecture, à sa poésie ? Comment rajouter du signe à un univers de signes ? Comment dénoncer ses rouages et ses dérives  sans juste l’illustrer ? Nous vous invitons à proposer un projet qui  s’encrera sur une lecture de second degré de la ville de Nouméa.
Un carnet de voyage…
( texte de l'appel à projets pour l'exposition La ville et ses chemins de traverse)