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dimanche 29 juillet 2012

déconature


Hier, à la fête du coco et du pandanus,  il n'y avait pas que les douceurs indonésiennes, il y avait  aussi de jolies nappes en pandanus et des rondelles de pamplemousse qui tournaient au vent...

vendredi 27 juillet 2012

Improbable


comme la rencontre   pacifique d'une sardine  en chocolat de Rochefort  et  d'un motif marquisien  trouvé sur un tapa et décliné à l'infini.

dimanche 22 juillet 2012

à la recherche des pommes kanak


Hier à Pombei,  j'ai vu l'ancienne pirogue et le Dakota américain qu s'est écrasé pendant la seconde guerre mondiale. Je me souviens qu'une autostoppeuse m'en avait parlé, l'an dernier dans la Koné Tiwaka. Elle m'avait raconté une histoire que j'aurais dû noter. 
J'espérais secrètement trouver les pommes kanak pour ma petite confiserie locale. Mais pas de pommes kanak, juste quelques courbatures et quelques bleus, souvenirs de glissades sur un sentier particulièrement glissant.




jeudi 19 juillet 2012

dialogues d'outre monde, nouvelles calédoniennes etc


Le plaisir de rentrer chez  soi après  trois jours d'absence, c'est d'ouvrir sa boite aux lettres et d'avoir du courrier. : une lettre bleue d'Oléron, merci Flo et des jolis bracelets bleus, à mon bras ils se balancent... de Coscha , merci Coscha. Merci aussi à la CAFAT pour ma nouvelle carte et au Centre Tjibaou pour ses jolies cartes postales.
Le plaisir  de rentrer chez soi avec de la lecture : des Nouvelles calédoniennes alléchantes chez un éditeur au joli nom "Vents d'ailleurs ", l'Impossible, trouvé chez le marchand de journaux de l'Anse Vata ( le numéro 2 seulement  ma proposition d'échange ( jusqu'à présent restée lettre morte, les jeunes appellent ça un vent) reste valable pour le N°1, 3 et 4, évidemment si Picasso vous proposait le même deal, vous seriez plus motivés, les kataras et les haikullages, ffffffffff ( soupirs), ça commence à bien faire..
Le plaisir de rentrer, d'avoir vu de belles expositions  par  exemple Dialogues d'Outre Monde,  sous titrée Résonances kanak ... la poésie d'Aimé Césaire et les eaux fortes de Wilfredo Lam, les mots de Paul Wamo et les dessins de Teddy Diaiké ( sur une idée  de Peggy Vergara) et de s'y replonger en lisant le catalogue

dimanche 8 juillet 2012

Kia ora Kaora


Les dessins des élèves de Fabienne et les encouragements de Claudine  m'ont poussé à ressortir les quatre dessins de Kaora.  Est ce que cette fois j'irai jusqu'au bout ?

Kia Ora veut dire  Salut  en Maori.

samedi 7 juillet 2012

Ma petite confiserie locale


Comment devient - on gourmand ( e) ?  Nait-on gourmand (e) ? Y a t il un gêne de la gourmandise ?
Ce qui est sûr, c'est qu'être gourmand est gênant  dans un monde où la minceur est  un idéal.
Tandis que je réfléchis toujours au Festin de la fin, je me demande si mon livre de chansons d'enfance n'est pas à l'origine de mon pêché numéro 1 ? Et en particulier, la chanson Dame Tartine. Je passais des heures à regarder  la double page de mon grand livre bleu.
Je me souviens de mon parrain qui était un gourmand notoire et qui prononçait des mots énigmatiques mais emplis de promesses  comme "vacherin" ou "omelette norvégienne" . Je ne voyais pas du tout ce que ça pouvait être mais ça me faisait rêver. Je ne vois d'ailleurs toujours pas très bien.

Souvent le nom de la " gourmandise " ( car le mot désigne à la fois le pêché, le penchant et l'aliment convoité) vaut largement la gourmandise elle même.  Et savourer le mot est moins préjudiciable à  la ligne. Encore que quelqu'un m'a dit que saliver devant un gâteau est pire que de manger le gâteau en terme de prise de poids, j'y crois pas trop.
De même les bocaux des marchands de bonbons de notre enfance en mettaient plein la vue et sans doute moins  plein le gosier...


Je trouvais beaux les coquillages  remplis de caramel coloré vendus à la boulangerie  qu'on suçait mais décevants au goût et super irritant au coin de la bouche.
Un mercredi après midi,  j'entrepris de remplir de caramel ma collection de coquillages.  
Transgressant un interdit et  prenant le risque d'endommager la plaque de cuisson en inox à laquelle mon père tenait beaucoup, je ne réussis qu'à me brûler copieusement les mains en versant  le caramel brûlant dans les coques, les lavagnons et les petoncles collectés l'été à la plage d'Aytré.

Je me souviens que  certains mots de la chanson  Dame Tartine ( croquets, échaudés ...) étaient des énigmes . Je me souviens du début. Je me souviens que l'idée d'épouser un homme coiffé d'un fromage blanc même beau m semblait une idée bien étrange.

Il était un' dame Tartine
Dans un beau palais de beurr' frais
La muraille était de praline,
Le parquet était de croquets,
La chambre à coucher
De crème de lait,
Le lit de biscuits,
Les rideaux d'anis.





Dans ma petite confiserie locale, il y aurait du Belaï sucré, du petit pain métisse et des pommes d'amour kanak. 
Le Belaï est un mélange de coquillages et de morceaux de coraux qui s'échouent plusieurs fois par an sur les plages du centre de l'île d'Ouvéa  ( Iaai en langue ) et que l'on  récolte.
" on s'en sert pour faire joli et propre dans les unjaé, les vérandas de chez nous ou dans les cases qui n'ont pas de dalle en ciment. Parfois c'est toute la  cour des maisons, les chemins de circulation  ou les jardinières" explique Tehui Troncadjo. ( source les Nouvelles Calédoniennes du 2 juillet 2012)
Les pommes kanak sont des petits fruits dont le goût évoque un peu la pomme et c'est la saison mais ce n'est pas facile à trouver.  C'est aussi le titre en anglais d"un livre de nouvelles  de Dewé Gorodé dont le nouveau roman est dans le bateau entre là bas et ici. On l'attend pour la fin du mois.
Dans mon enfance, la pomme d'amour était une gourmandise convoitée mais interdite je ne sais pas pourquoi on n'y avait pas droit.

lundi 2 juillet 2012

à un fil

Elle dit qu'elle inventorie les dédicaces que je lui ai faites. Et ça me toucheJe sais qu'il y a dans la bibliothèque à Rochefort des livres que j'ai achetés pour elle et que je n'ai jamais envoyés. Je sais qu'il y a aussi des lettres et des paquets qui ne sont jamais arrivés.


Je me souviens très bien de notre première rencontre à Rio. (Les rencontres tiennent parfois à un fil.)


Si le jour de mon départ pour le Brésil, je n'avais pas lu Libération, si je n'avais pas lu  un article  signé  par Michel M., si la journaliste ne m'avait pas donné le numéro de téléphone de Michel M. s'il n'était pas venu nous chercher à l'aéroport, s'il ne nous avait pas  accueillis chez lui à Copacabana...


"Je donne des cours de français à une fille qui part faire ses études aux Beaux arts de Rennes à la rentrée, ce serait bien que tu la rencontres."


Merci Michel M.

samedi 30 juin 2012

sauter le requin


Grâce à MM, je me suis bien amusée en lisant un article des Inrocks sur Jean Jacques Rousseau  et si on en croit les commentaires des lecteurs, il y a bien que moi que ça fait rire ces blagues de potache.
Toujours grâce à MM, j'ai appris une expression " jumping the shark" utilisée par les amateurs de séries télé.
Il m'arrive souvent de me demander pour ce blog si ce n'est pas le "post" de trop, SI JE NE SUIS PAS EN TRAIN DE SAUTER LE REQUIN.
Hier soir,  Arte nous offrait la version BBC de Sense and sensibility et même doublée en français, c'était "delicious" Et je viens de trouver l'infuseur du jour pour ma tasse de thé.


vendredi 29 juin 2012

trouver claquette à son pied


 Des claquettes pour célébrer votre été et vos grandes vacances de l'autre côté ( ici c'est l'hiver et on enchaine les jours de pluie pourtant ce n'est pas la saison des pluies ?) Des claquettes qui laissent des messages sur le sable. Et on peut même choisir son message. Pourquoi pas un haiku sous les semelles de vent.
Dans le journal d'hier : un lycéenne casse le nez de sa prof. A l'IUT de journalisme, on nous disait qu'un chien qui mord un homme, ce n'est pas une information mais un homme qui mord un chien, oui. Un élève qui casse les pieds, non mais une lycéenne qui casse un nez, si.
Casser les pieds, se casser le nez, faire des pieds et des mains, mettre les pieds dans le plat etc etc



lundi 18 juin 2012

pause musée



Il y a à égale distance  entre la ville et la maison un petit musée devant lequel je passe et où je me promets toujours de m'arrêter.
C'est fait.
 J'y ai appris que les merles des Moluques, ces oiseaux envahissants qu'on voit partout sur l'île ont été introduits pour lutter contre les invasions de sauterelles qui détruisaient les cultures.

mardi 15 mai 2012

leila




Les lettres et les paquets de Leila sont déjà des oeuvres d'art. 
Et grâce à mes amis, ma petite banque mondiale est prospère.


dimanche 29 avril 2012

Conte d'automne ( ou de printemps)


C'est en cherchant une citation  de St Exupéry à écrire sur mon billet de 50 F ( pour l'exposition Art et subversion au Centre d'art) que je suis tombée sur un extrait du petit Prince qui m'a donné l'idée du conte : " Comment les hommes ont trouvé leurs racines" Finalement le billet de 50 F n'est pas arrivé à temps pour l'exposition....
Cette histoire doit beaucoup au chemin kanak du Centre Tjibaou et au sentier botanique de l'îlot Hyengha à Hienghène et à tout ce que j'ai appris durant ces trois années passées en Océanie mais aussi aux écoliers de Rochefort à qui j'en ai lu et avec qui j'en ai écrit.
On pourra  lire ce conte intégralement ICI



vendredi 27 avril 2012

Waké chaa



Je n'ai pas beaucoup appris le xaracuu à Canala et je le regrette mais je sais dire : travailler ensemble.
C'est ce qu'on fait au lycée agricole de Pouembout et c'est un bonheur d'y retourner.


mardi 17 avril 2012

sleeping shop


Le magasin dort. Réveillez le...  Et pour tous ceux qui ont la tête en bas. Pas de frais de port. Livraison fin mai par porteur spécial...

vendredi 13 avril 2012

ne rien jeter mais pourquoi


Ces petits tableaux de rien du tout sont une occasion d'utiliser les magnifiques jetons de loto ramassés par V. à la fin d'un marché aux puces à Bruxelles et rangés dans un joli sac à dragées.

De gauche à droite on reconnaitra aussi  le titre d'un livre de géographie européen  du début du siècle consternant de stupidité et de racisme et ne méritant que d'être découpé menu, un  débris de the coral suite, deux cailloux peints sans but, un essai de papier en feuille de bananier du jardin, un débris des cartes de voeux 2012 et du sketchbook project 2012 , un débris des cartes postes de Séoul et  des affiches proposées à Livre mon ami jamais arrivées à leur destinataire mais ayant poireauté des semaines à la poste restante de Magenta et revenues finalement à l'envoyeur, tant mieux.
Un morceau du tapacman, des débris du sketchbook 2012, des déchets de  la plage de Tieti alu et plastique que les dauphins ne mangeront pas, deux graines rouges et noires ramassées à Hienghène , une valise découpée dans le catalogue Manufrance, une lettre du diamino de mémère  vestige de la petite maison d'Aytré qui à  l'heure qu'il est doit avoir définitivement disparu, étant située dans une zone noire suite à la tempête Xynthia.
Il doit bien y avoir une explication à mon incapacité à jeter.

jeudi 12 avril 2012

De quoi remplir une vie


Il y a une deuxième papaye sur le papayier. La menthe prospère. Je vais semer de la roquette et du persil. Je range mes affaires, je recycle de menus déchets. De quoi remplir une vie. Et toujours ce bonhomme noir qui lève énigmatiquement les bras.

samedi 31 mars 2012

Valises

J'aime les valises, spécialement celles qu'on a mises au rebut. Je regrette que la valise que nous avions  remplie de nos mots à Prague avec les élèves de l'école  ait disparu. C'était, je crois pour une exposition sur l'Autre et nous n'en avons plus jamais eu de nouvelles. Je crois qu'il existe une image dans le fond d'une des boites à photos sur l'étagère de la rue Clémot, celle qui était au dessus du piano avant que le piano n'émigre vers la rue de l'Amiral Pottier. Toutes mes valises sont au Centre Culturel Tjibaou. Je rêvais depuis longtemps de les utiliser.  Un peu comme là.(j'adore)


J'aime aussi les boîtes, les tiroirs, bref tout ce qui sert à ranger alors que je n'aime pas ranger.


( Un autoportrait en Océanie, 2ème volet de "Je vous salue dans le silence" à voir jusqu'en juin au Centre Culturel Tjibaou dans le cadre de l'exposition Ko Neva 2012.)

mercredi 28 mars 2012

distant friends


Nous avons mangé le pudim flan  du colis des 50 et j'ai mis en circulation le magnifique torchon Fougère arborescente, comme ça  je pense à toi, tous les jours, plusieurs fois par jour,  ( j'avais pensé  à l'afficher au mur mais bon c'est si beau de le voir sur le fil à linge). Tous les jours, je pense aux Açores en posant sur la table les sets de table que j'ai achetés à  Capelas à l'atelier musée de Maria Emilia. Tous les jours, je pense à Prague, en posant  sur la table les serviettes de table que j'ai achetées il y a 15 ans dans une petite boutique de Malastrana.  Mais mes souvenirs et mes pensées  ne sont pas que textiles et ménagères, même si ma nouvelle bande de kataras portent des bandanas comme dirait l'autre rigolote, en fait des manous, morceau d'étoffe  hautement symbolique là où je me trouve.

Distant friends est le nom de l'exposition de Camilla Engman et Ana Ventura à Lisbonne au centre culturel de Belem. Distant friends, comment dirait on ça en portugais . amigas a distancia ? si lointaines et si proches ,  nous le sommes avec Leila  dont le livre Edificio Libano ( immeuble Libano) vient juste de sortir à Rio mais qu'on peut déjà lire ici. Si on lit le portugais. Et qu'on peut quand même feuilleter, si on le  lit pas.