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jeudi 2 août 2012

Fin ?

L'ordinateur affiche un message pour dire que j'ai atteint le quota d'images qui m'était imparti. J'ai essayé de créer un nouveau blog mais  le même message s'affiche.
J'ai raté le coche pour le festival fins du monde. Il fallait écrire ses derniers mots. Dommage. Mais  H.  a dit qu'on avait rien compris au calendrier maya, que c'était juste la fin d'un cycle. Tant mieux.
J'avais pensé écrire sur la fin... de mon séjour ici. Ce que j'y avais appris. Mais peut être que ce que j'ai appris est contenu dans le conte Comment les hommes trouvèrent leurs racines
Le vernissage de l'exposition de Daniel Nouraud , Poe Makaté  ( mois où le soleil devient fort) a lieu  mardi au CC Tjibaou, ce qui n'est pas simple pour s'y rendre mais c'est tentant de le revoir  et de voir ses photos de la Nouvelle Calédonie, Kanaky.

lundi 30 juillet 2012

stand by


On les croyait en route , dans le ciel entre là et ici.. Mais nos visiteuses et notre visiteur,  apprend-on de source sûre  sont coincés à Orly jusqu'à demain soir, heure de Paris.
Le soleil, lui est arrivé. Il vous attend.



mardi 24 juillet 2012

2ème jet

 


 J'ai décollé  tous les billets de banque de Ma petite banque mondiale pour récupérer le papier. La boutique où je l'avais acheté à Paris n'en aura pas  avant septembre...
Cette fois, je n'ai pas oublié  de dessiner l'écorce.

samedi 14 juillet 2012

ma minute de célébrité entre Voh et Pouembout


Lors de la remise des Prix, je confiais à un écrivain local célèbre que je n'appréciais pas du tout d'être sur la sellette. Il m'a répondu  que je verrai , qu'on y prenait goût et qu'après on adorait. J'ai des doutes. Mais j'avoue que ça m'a plutôt plu de savoir que j'étais dans VKP infos, le magazine de la zone Voh Koné Pouembout où se situe l'usine du Nord en pleine construction. Surtout sous le nom de Christine Cho.( Merci Julie pour l'info et la  photo juste floue comme je les aime, ce que l'image ne montre pas c'est que je suis sur la même page  que Charles Juliet en résidence littéraire  sur l'île et juste au dessus d'un article sur les plantes envahissantes...).
Mais comme Thomas Hollande, on a déformé mes propos.
 Je jure que je n'ai jamais dit que j'étais professeur d'arts plastiques ni que j'écrivais par passion. J'ai dit que j'étais professeur des écoles et qu'à cause de cela les contes m'étaient familiers et que j'étais en disponibilité, ce qui me donnait le temps d'écrire.


Il est dit aussi que j'ai gagné le Pilou des mots en 2009 et ça c'est vrai.  Il fallait écrire un calligramme sur le thème du lagon. Je m'étais même achetée une robe mission (après des jours de réflexion,  je me posais à l'époque de nombreuses questions, est ce que j'ai le droit  de porter une robe mission ? est ce que je peux dessiner des flèches faîtières, des chambranles et des monnaies kanak sans offenser personne ? ) pour aller chercher mon prix à l'aquarium des lagons ( un voyage  pour 2 au Vanuatu). Le jour où je suis allée chercher mon cadeau à l'agence de voyages, l'employée m'a soupçonnée et même accusée d'avoir mis du blanco sur le ticket et d'avoir transformé le 1   en 2. Non mais je vous jure, à mon âge. Il y a vraiment des gens incroyables.  C'était tellement gros que j'avais préféré en rire.
Et j'ai adoré ce voyage au Vanuatu.


J'ai rempli de coquillages et de mots les trous que tes mains avaient laissés sur ma peau. L'eau a tout recouvert.  J'attends le matin où, bravant tes récifs, tu fouilleras sans peur ces menus trésors, ces messages invisibles. Archéologue de toi même, tu inventeras ces petits morceaux de coraux morts, écrivant une langue inconnue, râpeuse, écorchant nos langues étrangères, puzzle de nos vies, échouées, ensevelies que le bleu du lagon pourrait reconstituer.

vendredi 13 juillet 2012

Presque fin

Là elle s'enracine.
Au milieu des cordylines.
Là elle a construit sa case.

jeudi 12 juillet 2012

et toujours




Là c'est quand Kaora enlace le grand Kaori


Là c'est quand elle prépare son infusion de feuilles. Mais j'ai oublié  de dessiner l'écorce.

mercredi 11 juillet 2012

Dessiner Kaora ( encore)

Avec un réel plaisir.



Là, c'est quand les hommes entendent bruisser les feuilles des kaoris et craquer les bambous.


Là c'est quand Kaora s'endort et que les arbres la protégent avec leurs feuilles





Des nouvelles des danseurs du Wetr   et de Régine Chopinot au Festival d'Avignon via le  Papalagui.

mardi 10 juillet 2012

Dessiner Kaora ( suite)


Là,  c'est quand les hommes se taisent et s'endorment. Sur le rivage.  Ils entendent les feuilles bruisser et les bambous craquer.

lundi 9 juillet 2012

dessiner Kaora




                           



Et le conte complet, on peut toujours le lire ici.

Entendu à la radio via Sylvie Baille



dimanche 8 juillet 2012

Kia ora Kaora


Les dessins des élèves de Fabienne et les encouragements de Claudine  m'ont poussé à ressortir les quatre dessins de Kaora.  Est ce que cette fois j'irai jusqu'au bout ?

Kia Ora veut dire  Salut  en Maori.

samedi 7 juillet 2012

Ma petite confiserie locale


Comment devient - on gourmand ( e) ?  Nait-on gourmand (e) ? Y a t il un gêne de la gourmandise ?
Ce qui est sûr, c'est qu'être gourmand est gênant  dans un monde où la minceur est  un idéal.
Tandis que je réfléchis toujours au Festin de la fin, je me demande si mon livre de chansons d'enfance n'est pas à l'origine de mon pêché numéro 1 ? Et en particulier, la chanson Dame Tartine. Je passais des heures à regarder  la double page de mon grand livre bleu.
Je me souviens de mon parrain qui était un gourmand notoire et qui prononçait des mots énigmatiques mais emplis de promesses  comme "vacherin" ou "omelette norvégienne" . Je ne voyais pas du tout ce que ça pouvait être mais ça me faisait rêver. Je ne vois d'ailleurs toujours pas très bien.

Souvent le nom de la " gourmandise " ( car le mot désigne à la fois le pêché, le penchant et l'aliment convoité) vaut largement la gourmandise elle même.  Et savourer le mot est moins préjudiciable à  la ligne. Encore que quelqu'un m'a dit que saliver devant un gâteau est pire que de manger le gâteau en terme de prise de poids, j'y crois pas trop.
De même les bocaux des marchands de bonbons de notre enfance en mettaient plein la vue et sans doute moins  plein le gosier...


Je trouvais beaux les coquillages  remplis de caramel coloré vendus à la boulangerie  qu'on suçait mais décevants au goût et super irritant au coin de la bouche.
Un mercredi après midi,  j'entrepris de remplir de caramel ma collection de coquillages.  
Transgressant un interdit et  prenant le risque d'endommager la plaque de cuisson en inox à laquelle mon père tenait beaucoup, je ne réussis qu'à me brûler copieusement les mains en versant  le caramel brûlant dans les coques, les lavagnons et les petoncles collectés l'été à la plage d'Aytré.

Je me souviens que  certains mots de la chanson  Dame Tartine ( croquets, échaudés ...) étaient des énigmes . Je me souviens du début. Je me souviens que l'idée d'épouser un homme coiffé d'un fromage blanc même beau m semblait une idée bien étrange.

Il était un' dame Tartine
Dans un beau palais de beurr' frais
La muraille était de praline,
Le parquet était de croquets,
La chambre à coucher
De crème de lait,
Le lit de biscuits,
Les rideaux d'anis.





Dans ma petite confiserie locale, il y aurait du Belaï sucré, du petit pain métisse et des pommes d'amour kanak. 
Le Belaï est un mélange de coquillages et de morceaux de coraux qui s'échouent plusieurs fois par an sur les plages du centre de l'île d'Ouvéa  ( Iaai en langue ) et que l'on  récolte.
" on s'en sert pour faire joli et propre dans les unjaé, les vérandas de chez nous ou dans les cases qui n'ont pas de dalle en ciment. Parfois c'est toute la  cour des maisons, les chemins de circulation  ou les jardinières" explique Tehui Troncadjo. ( source les Nouvelles Calédoniennes du 2 juillet 2012)
Les pommes kanak sont des petits fruits dont le goût évoque un peu la pomme et c'est la saison mais ce n'est pas facile à trouver.  C'est aussi le titre en anglais d"un livre de nouvelles  de Dewé Gorodé dont le nouveau roman est dans le bateau entre là bas et ici. On l'attend pour la fin du mois.
Dans mon enfance, la pomme d'amour était une gourmandise convoitée mais interdite je ne sais pas pourquoi on n'y avait pas droit.

vendredi 6 juillet 2012

sur nos épaules

J'ai une liste d'exercices à faire pour  m'auto rééduquer l'épaule gauche. Le premier exercice s'appelle Le Miroir. Le second le cowboy.

Tu as porté quelque chose de lourd ? m'a t elle demandé.

 J'ai réfléchi. Pas spécialement.

En y réfléchissant bien, nous portons sur nos épaules des choses bien trop  lourdes pour nous.

Pourtant on disait que  la natation m'avait fait des épaules de déménageur.

Rien de telle qu'une jolie lettre pour se mettre du baume à l"épaule.  Je ne peux résister à la partager avec vous.

 On a beaucoup aimé le tableau que tu nous a offert. l’enfant qui lit et rêve de la mer, de bateaux et de voyages. Cela nous a donné envie de faire nous aussi la même chose. on a fait des tableaux différents. Chacun de nos personnages lit et rêve à quelque chose...On te remercie et on t’envoie des photos. ça nous a vraiment plu et on en a fait plein d’autres avec d’autres matières. on a adoré ça.


Enora, Lylian, Drice, Ayah, Mila,Cristiano, Jeanne, Dilara, Dylan, Alphéna, Altun, Erwan, Théo, Alexis, Ranya, Elouan, Hakan, Riyad, Léo, Eloïse, Ozan et Luna


En vérité, il ne s'agit pas exactement d'un tableau mais d'une illustration envoyée à un concours  mais que les organisateurs ne sont jamais allés chercher à la Poste restante où il  était  demandé de l'envoyer.


Et  finalement c'est très bien comme ça.

mercredi 20 juin 2012

Brève rencontre




C'est une histoire très brève qui m'est arrivée à Lisbonne dans un bus orange de la Carris.

J'avais 25 ans. J'avais choisi de quitter la France et principalement mon métier ( journaliste dans la presse régionale), accessoirement mon grand amour. Ou le contraire.

C'est une mère de saint (mae de santo) de Salvador de Bahia qui m'avait conseillé cette rupture. Tourner la page. Je n'aimais plus mon métier sans doute aussi parce qu'il ne m'aimait pas. Pas mon métier, mon grand 'amour.

J'étais partie en vacances au mois de janvier, à Lisbonne et j'étais miraculeusement tombée amoureuse d'un jeune portugais dans le train.


Ensuite, j''ai lu Tabacaria (bureau de tabac) de Fernando Pessoa. J'ai lu Os Culs de Judas (le Cul de Judas) de Antonio Lobo Antunes. J'ai commencé à apprendre le portugais avec une brésilienne qui habitait derrière la gare Montparnasse. J'y ai appris des phrases que je n'ai jamais réutilisées pour héler le porteur de bagages ou demander au garçon d'étage d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur.

Un an a passé avant que je prenne la décision de tout quitter. Le jeune Portugais avait une fiancée qui s'appelait Hortensia et allait se marier. C'était déjà du passé quand j'ai débarqué pour apprendre le portugais et lire la poésie portugaise en portugais. Je dis souvent que je suis née à Lisbonne cette année là. C'est une façon de dire que cette ville et ses habitants m'ont sauvé la vie. Ses poètes aussi.

Voilà comment je me suis retrouvée dans le bus orange de la Carris assise à parler en portugais avec une hollandaise et un chinois. Ou un béninois et un espagnol. Je ne me souviens plus avec qui j'étais. Peut être même que j'étais seule et je lisais. De la poésie portugaise. Um pais de poetas. Un pays de poètes.

J'avais loué une chambre dans une maison à Estoril. La propriétaire était la demi soeur de Fernando Pessoa. La femme de ménage prétendait que je dormais dans le lit du poète.

Ça a été très bref. A un moment je me suis retrouvée seule dans le bus. Un jeune homme avec des lunettes moitié chauve s'est levé juste avant l'arrêt, il s'est dirigé vers moi, m'a souri et sans un mot, m'a tendu un morceau de papier . Il est descendu. J'ai déplié le papier et j'ai lu avec difficulté son écriture de pattes de mouches :

Realizar o amor é desiludir-se Quando nao é desiludir-se é acostumar-se Acostumar-se é morrer. Por mim so amei na minha vida e amo a um estrangeiro de quem nao vi mais do que o perfil, a um cair de tarde quando estavamos numa multidao...
et c'était signé : Fernando Pessoa.
Je n'ai jamais revu ce jeune homme. De toute façon, tout s'est passé si rapidement que j'aurais été incapable de le reconnaître. J'ai l'impression d'avoir rêvé mais j'ai conservé le petit bout de papier.


Vivre son amour est une désillusion. Quand ce n'est pas une désillusion, c'est l'accoutumance. L"accoutumance, c'est la mort. Moi dans ma vie j'ai  seulement aimé et j'aime une étrangère dont je n'ai vu que le profil, à la tombée de la nuit , alors que nous étions dans une foule.

jeudi 14 juin 2012

mission accomplie


Les 50 kataras noir et blanc sont arrivés à bon port et les  bleus se sont installés sur leurs bancs sous les abribus.  Il est possible que le vent fou qui soufflait sur Nouméa ce jeudi les ait emportés un peu plus loin... Il s'agit maintenant de leur trouver une place à la maison. C. me suggérait de les abandonner directement aux abribus mais  c'est une autre histoire ( et elle n'est pas terminée) , faut pas tout mélanger.



mardi 8 mai 2012

lundi 19 mars 2012

solide


Lorsque le vent se leva, elle remarqua que ses pieds restaient sur le sol. Elle était devenue solide comme le grand kaori.

Aux hommes et aux femmes que le vent emportait dans la forêt de kaoris, elle donnait à boire le jus d'écorce et de feuilles qui rend les hommes et les femmes solides comme le grand kaori, le jus d'écorce et de feuilles, qui donne
 aux hommes et aux femmes le pouvoir d'entendre la parole des arbres et de comprendre leur langage.

Kaora, les hommes et les femmes que le vent avait déposés là, dans la forêt des kaoris construisirent des cases et cultivèrent des champs. On raconte qu'ils y sont toujours.

On raconte que sur le rivage et dans la montagne, la même aventure arriva à d'autres hommes et d'autres femmes. Ils enlaçèrent des cocotiers, des bancouliers, des pins colonnaires, des houps, des bois de fer qui les rendirent solides. Des cocotiers, des bancouliers , des pins colonnaires, des houps, des bois de fer dont ils comprirent le langage.

On raconte aussi qu'il reste sur la terre des hommes et des femmes que le vent emporte. Légers, très légers Des hommes et des femmes qui s'envolent au moindre souffle d'air. Ils n'ont pas d'ailes comme les oiseaux, non, ils marchent sur la terre ferme et quand le vent se lève, il les emporte un peu plus loin..





dimanche 18 mars 2012

dormir longtemps



Or, un jour, il y eut une tempête et une femme fut emportée par le vent. Elle se retrouva seule au milieu d'une forêt de kaoris. Assommée par la bourrasque et par sa chute un peu brutale, elle dormit longtemps. Autour d'elle, les arbres se penchaient pour lui faire un abri, faisaient tomber leurs feuilles pour la protéger du froid pendant la nuit, agiter leurs branches pour en faire ruisseler des gouttes d'eau et la rafraîchir pendant le jour.

Quand elle s'éveilla, le silence enveloppait la forêt. Elle vit les feuilles qui la protégeaient, elle sentit les gouttes d'eau sur sa bouche. Elle se leva et enlaça le grand kaori le plus proche. Elle l'enlaça longtemps et il lui sembla entendre une voix s'échapper de son gros tronc. Oui, une voix qui disait :
«  je suis le grand kaori, je suis fort et tu seras forte comme moi. Je te donne le nom de Kaora. Arrache un peu de mon écorce, ajoutes- y quelques feuilles, mélange les à l'eau de pluie et plus jamais le vent ne t'emportera où il veut. Tu pourras choisir l'endroit où tu veux vivre, construire ta case et cultiver ton champ. »

La femme fit ce que le kaori lui avait dit. Elle arracha délicatement un petit morceau d'écorce et quelques feuilles, marcha jusqu'à une petite cascade, fit une coupe avec sa main gauche et y posa l'écorce et les feuilles. Elle attendit quelques minutes puis but l'eau de sa main gauche. Elle retourna ensuite près du grand kaori . Elle se nicha contre lui et se rendormit. Elle rêva beaucoup, longtemps.

Quand elle s'éveilla, Kaora entendit les arbres qui parlaient. Pas seulement l'écorce craquer et les feuilles bruisser mais elle entendit les mots des arbres et leurs conversations. Elle les entendit prononcer le nom que le grand kaori lui avait donné. Kaora.




( dormir longtemps, c'est ce qu'on aurait aimé faire mais  c'était hier l'inauguration de la boîte de nuit du village)

samedi 17 mars 2012

flottants et sans attaches


En ce temps-là, la terre était couverte de forêts. Les arbres, eux, avec leurs solides racines, trouvaient bien étranges ces êtres flottants et sans attaches. Ils essayaient bien de leur parler mais les hommes parlaient beaucoup entre eux. Ils parlaient fort entre eux et ils ne pouvaient pas entendre les arbres. Et s'ils avaient réussi à entendre le langage des arbres, il n'est pas sûr que les hommes l' eussent compris.

Quand les hommes se taisaient, au moment où ils s'endormaient et au moment où ils se réveillaient, ils entendaient tout juste l'écorce craquer sous le soleil, les feuilles bruisser dans le vent.

Sur le rivage, ils entendaient craquer les bambous, bruisser les palmes des cocotiers.

Dans la montagne, ils entendaient aussi craquer les bambous, bruisser les feuilles du kaori.

Mais jamais aucun homme ( ni d'ailleurs aucune femme, car en ce temps là bien sûr, il y avait aussi des femmes) aucun homme n'avait entendu les conseils que lui prodiguaient les arbres. Les arbres parlaient, chantaient, criaient parfois : Enlacez mon tronc, accrochez vous à mes branches, caressez mes feuilles. Vous ne connaissez pas le bonheur d'être enraciné dans une terre.


Plus que 3 jours pour écrire en Océanie