vendredi 6 juillet 2012

sur nos épaules

J'ai une liste d'exercices à faire pour  m'auto rééduquer l'épaule gauche. Le premier exercice s'appelle Le Miroir. Le second le cowboy.

Tu as porté quelque chose de lourd ? m'a t elle demandé.

 J'ai réfléchi. Pas spécialement.

En y réfléchissant bien, nous portons sur nos épaules des choses bien trop  lourdes pour nous.

Pourtant on disait que  la natation m'avait fait des épaules de déménageur.

Rien de telle qu'une jolie lettre pour se mettre du baume à l"épaule.  Je ne peux résister à la partager avec vous.

 On a beaucoup aimé le tableau que tu nous a offert. l’enfant qui lit et rêve de la mer, de bateaux et de voyages. Cela nous a donné envie de faire nous aussi la même chose. on a fait des tableaux différents. Chacun de nos personnages lit et rêve à quelque chose...On te remercie et on t’envoie des photos. ça nous a vraiment plu et on en a fait plein d’autres avec d’autres matières. on a adoré ça.


Enora, Lylian, Drice, Ayah, Mila,Cristiano, Jeanne, Dilara, Dylan, Alphéna, Altun, Erwan, Théo, Alexis, Ranya, Elouan, Hakan, Riyad, Léo, Eloïse, Ozan et Luna


En vérité, il ne s'agit pas exactement d'un tableau mais d'une illustration envoyée à un concours  mais que les organisateurs ne sont jamais allés chercher à la Poste restante où il  était  demandé de l'envoyer.


Et  finalement c'est très bien comme ça.

mercredi 4 juillet 2012

destins brisés, destin commun


Il y a 120 ans, les premiers travailleurs japonais  sous contrat débarquaient dans le port de Thio pour travailler dans les mines. Beaucoup sont restés  en Nouvelle Calédonie et ont fondé des familles.
En 1941, tous les hommes japonais ont été internés à Nouville puis envoyés dans des camps en Australie. A la fin de la guerre, ils ont été renvoyés au Japon. La plupart n'ont jamais revu leurs femmes et leurs enfants en Nouvelle Calédonie.

Il y a aujourd'hui 10 000 calédoniens qui ont un ancêtre japonais.

C'est cette histoire que raconte  Mutsumi Tsuda dans son livre âmes errantes, le destin brisé des émigrants d'Okinawa en Nouvelle Calédonie et en particulier l'histoire  d'un de ces hommes,  Denzo Higa.


Sur la couverture du livre, ce qu'on croit être  au premier abord des fleurs de cerisiers   sont en fait les tampons  utilisés par des travailleurs  japonais de la SLN ( société le Nickel)

Hier soir, une fois de plus, la médiathèque de Poindimié où était présenté le livre était un vrai lieu du Destin Commun.

( aux éditions madrépores)


mardi 3 juillet 2012

sketchbook project ( acte 3)

 Je me demande ce que j'aime dans le sketchbook project. 



C'est un peu étrange. Il faut acheter son sketchbook, le remplir et le renvoyer . Ensuite il voyage avec des milliers d'autres dans des villes des Etats Unis, pour le premier et aussi en Australie pour le second. 
C'est un exercice avec des contraintes, le renvoyer avant une date précise et surtout ne pas le conserver, s'en défaire. Et c'est ce que je préfère. Me défaire de ce que je fais. Sans les questions insolubles pour moi du donner et du vendre. Là c'est même le contraire, il faut payer son sketchbook.
De temps en temps, on reçoit un message comme quoi quelqu'un a lu votre sketchbook. Pas plus.

Mon premier sketchbook était en français. Il s'agissait de haikus découpés dans le journal. A haiku a night et devait beaucoup aux bambous gravés kanak.
Mon second était un poème en anglais  I remember you dont les illustrations s'inspiraient des   tapas océaniens.
On peut les feuilleter ICI

Ce qui est bien aussi c'est de le recevoir dans sa boite à lettres.

lundi 2 juillet 2012

à un fil

Elle dit qu'elle inventorie les dédicaces que je lui ai faites. Et ça me toucheJe sais qu'il y a dans la bibliothèque à Rochefort des livres que j'ai achetés pour elle et que je n'ai jamais envoyés. Je sais qu'il y a aussi des lettres et des paquets qui ne sont jamais arrivés.


Je me souviens très bien de notre première rencontre à Rio. (Les rencontres tiennent parfois à un fil.)


Si le jour de mon départ pour le Brésil, je n'avais pas lu Libération, si je n'avais pas lu  un article  signé  par Michel M., si la journaliste ne m'avait pas donné le numéro de téléphone de Michel M. s'il n'était pas venu nous chercher à l'aéroport, s'il ne nous avait pas  accueillis chez lui à Copacabana...


"Je donne des cours de français à une fille qui part faire ses études aux Beaux arts de Rennes à la rentrée, ce serait bien que tu la rencontres."


Merci Michel M.

dimanche 1 juillet 2012

La possibilité d'un échange

J'offre un haiku-llage ou un katara à qui m'enverra l'Impossible. N°1 N°2 N°3 N°4 ou N°5. 
(ou autre chose pour ceux et celles qui ont déjà un haiku-llage et un katara.)




un katara est un masque en général noir et blanc ( Le mot est emprunté à la langue xaracuu).
un haiku-llage est un haiku dans un collage.


Par exemple :












samedi 30 juin 2012

sauter le requin


Grâce à MM, je me suis bien amusée en lisant un article des Inrocks sur Jean Jacques Rousseau  et si on en croit les commentaires des lecteurs, il y a bien que moi que ça fait rire ces blagues de potache.
Toujours grâce à MM, j'ai appris une expression " jumping the shark" utilisée par les amateurs de séries télé.
Il m'arrive souvent de me demander pour ce blog si ce n'est pas le "post" de trop, SI JE NE SUIS PAS EN TRAIN DE SAUTER LE REQUIN.
Hier soir,  Arte nous offrait la version BBC de Sense and sensibility et même doublée en français, c'était "delicious" Et je viens de trouver l'infuseur du jour pour ma tasse de thé.


vendredi 29 juin 2012

trouver claquette à son pied


 Des claquettes pour célébrer votre été et vos grandes vacances de l'autre côté ( ici c'est l'hiver et on enchaine les jours de pluie pourtant ce n'est pas la saison des pluies ?) Des claquettes qui laissent des messages sur le sable. Et on peut même choisir son message. Pourquoi pas un haiku sous les semelles de vent.
Dans le journal d'hier : un lycéenne casse le nez de sa prof. A l'IUT de journalisme, on nous disait qu'un chien qui mord un homme, ce n'est pas une information mais un homme qui mord un chien, oui. Un élève qui casse les pieds, non mais une lycéenne qui casse un nez, si.
Casser les pieds, se casser le nez, faire des pieds et des mains, mettre les pieds dans le plat etc etc