samedi 13 novembre 2010

trésors

Le grand intérêt des déménagements, outre le fait de faire place nette et de se débarrasser du superflu, c'est de retrouver des trésors. Même en 18 mois, on en enterre.  Par exemple, Le loup aux aguets d'Abbas Kiarostami :

En ton absence
Le jour et la nuit 
Ont juste vingt quatre heures
En ta présence
Un peu moins
Un peu plus



J'ai aussi fabriqué un trésor de jolies choses blanches. Le genre d'activités inutiles qui me remplit de plaisir.

vendredi 12 novembre 2010

emballer



On a beau vivre ici sans meubles et sans objets, au moment de faire les cartons, on s'aperçoit malgré tout de la quantité de petites choses qu'on a accumulées.  Des  boîtes, des bouts de bois, des coquillages, des cailloux... Je garde, je garde pas. Des livres aussi. M. entre deux morceaux de guitare manouche et un chapitre sur la cohésion sociale et les instances d'intégration me propose de lire Tar baby de Toni Morrisson. Comme je viens de finir un terrifiant polar australien auquel je m'efforce de ne plus penser. ça tombe bien.

Et je ne parle pas des kataras. Je vais en expédier quelques uns, j'en glisserai d'autres dans la valise mais le gros des troupes sera emballé, pas question de les abandonner, ils ont de tels pouvoirs.

jeudi 11 novembre 2010

köstlich

Le paquet de Prague qui n'est jamais arrivé a fini par arriver. Il a mis cinq mois à faire le voyage mais rien n'indique sur l'enveloppe le chemin qu'il a pris. Pas de  tampon Missent to Canada comme d'habitude. On a tort d'arrêter d'attendre. Le CD de musique bretonne finira t-il par arriver ?

J'ai commencé à faire les cartons. Quoi qu'il arrive nous quitterons bientôt la maison aux volets rouges et quand je pense à tout ce qu'il reste à faire avant le 11 décembre...

J'ai des envies de trains, dommage qu'aucune ligne de chemin de fer ne traverse cette île plutôt que la terrifiante route territoriale.  Période d'examen. Aller retour incessant.  Révisions.  Reste l'éco ( brrr) les maths ( brrr)  et l'allemand ...

Aujourd'hui journée à thème : on parle allemand.  X  und  sein freund Arcade haben mögen in den(?) Canala bergen spazieren (?) . I liebe dich. Danke shön, bitte shön.

sein freund Arcade

Je crains que demain soit la journée où on parle économie... en allemand.

J'ai des envies de train et les lignes australiennes me redonnent envie d'y aller.


Et puis la routine canalienne : kataras de poche ( idéal pour  le bureau, se glisse dans un tiroir, éloigne les emmerdements), confiture de novembre ( ananas, mangues, papayes, bananes) , un délice, j'ai juste goûté ma chrono nutricionniste me surveille du coin de l'oeil... Das ist köstlich...


mardi 9 novembre 2010

kataramania



J'ai l'impression de repasser mon bac. J'ai les mains moites et le coeur qui bat. Aujourd'hui, histoire et géo, les rares matières que j'avais réussies. Il faudrait peut être t'en remettre, qu'il dit.

Nos ancêtres les Lapita, est ce que c'est au programme ? En tout cas, on ira sûrement visiter l'expo en décembre.

Le katara de Brigitte n'est jamais arrivé. Je lui en ai renvoyé 2. Et toc. Croisons les doigts. Celui de Virginie est revenu. Si elle croit qu'elle va s'en tirer comme ça. Celui de Anne Marie n'est jamais parti mais c'est imminent. Le stock s'épuise. Il va être temps de s'y remettre.
Qui n'a pas eu son katara protecteur ?



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lundi 8 novembre 2010

moi et les autres


J'ai fermé Janet Frame et ouvert  La France de Raymond Depardon. Je lis :
"Toujours curieux, préoccupé, ne pas passer à côté des choses simples, si simples que je risquais de ne plus les voir après des mois de route." A côté, sur la photo, je reconnais cet endroit. Nous nous y étions arrêtés un jour pour visiter l'église romane et nous avions attendu que la messe se termine.

On m'a demandé de remplir un dossier pour aller l'an prochain dans un lycée agricole parler de  Je vous salue dans le silence, l' installation du Centre d'art et de mon travail.  J'ai imprimé des photos de l'exposition à la maison de Rochefort, retrouvé par miracle l'invitation de l'IUFM de Niort et la coupure de presse du Courrier de l'Ouest. J'attends avec impatience de rencontrer ces lycéens.

Je me souviens qu'à Rouillé aussi le lycée agricole aime l'art. Du coup, je vais y faire un tour virtuel  et je comprends qui m'a envoyé cette carte postale de  Blanche Neige sans aucune explication, il y a quelques mois.

A part ça, peut on être soi même sans les autres ?  C'est  ce qu'on a demandé à M ce matin pendant quatre heures...

dimanche 7 novembre 2010

nage et rêve


Et je referme le premier tome de l'autobiographie de Janet Frame (ma terre, mon île)

Janet Paterson Frame, écrivais-je, formant mes lettres avec application.

Dans les premiers jours de février, munie d'un billet de train gratuit en temps que fille de cheminot, je partis vers le  sud par l'omnibus du dimanche pour Dunedin et mon avenir.


Mano qui a eu 18 ans le 3 novembre et qui passe demain matin l'épreuve de philo du bac  partira lui aussi bientôt vers le sud  mais pas pour Dunedin,  pour Christchurch. Et son avenir.

samedi 6 novembre 2010

J'étais là (en claquettes)


Une semaine nomade loin de la maison.

Quelques jours de voyage dans le noir. Je garde dans le coeur le sourire de Shaima qui aime Hossein qui l'aime aussi, ça pourrait être si simple. 
Quelques jours de vagues et de sable qui font du bien aux vieux os.

Mais je n'ai pas oublié mes claquettes sur la plage de Tiéti ( de toute façon, ça ne m'empêchera pas d'y retourner : Anuuru-Aboro est un festival qui fait du bien au coeur et à l'âme)

Claquettes 

Désignent les tongs, chaussures aérées très répandues et portées en Nouvelle-Calédonie, que ce soit en ville ou en brousse, et dans toutes les communautés. Le fait d'appeler des claquettes des tongs est souvent le premier moyen utilisé pour repérer un Zoreil. On disait autrefois souvent claquettes japonaises, car elles étaient censées être fabriquées au Japon ou portées par les japonais, mais on n'utilise plus aujourd'hui ce terme.
Expression populaire : "Aouh, j'ai largué mes claquettes à Tyé "(Peut être remplacé par un autre lieu) . Expression souvent prise dans le ton de la plaisanterie, utilisée pour indiquer qu'une personne du sexe opposé a vécu de façon réelle ou non un flirt avec une personne de ce même lieu.