dimanche 7 novembre 2010
nage et rêve
Et je referme le premier tome de l'autobiographie de Janet Frame (ma terre, mon île)
Janet Paterson Frame, écrivais-je, formant mes lettres avec application.
Dans les premiers jours de février, munie d'un billet de train gratuit en temps que fille de cheminot, je partis vers le sud par l'omnibus du dimanche pour Dunedin et mon avenir.
Mano qui a eu 18 ans le 3 novembre et qui passe demain matin l'épreuve de philo du bac partira lui aussi bientôt vers le sud mais pas pour Dunedin, pour Christchurch. Et son avenir.
samedi 6 novembre 2010
J'étais là (en claquettes)
Quelques jours de voyage dans le noir. Je garde dans le coeur le sourire de Shaima qui aime Hossein qui l'aime aussi, ça pourrait être si simple.
Quelques jours de vagues et de sable qui font du bien aux vieux os.
Mais je n'ai pas oublié mes claquettes sur la plage de Tiéti ( de toute façon, ça ne m'empêchera pas d'y retourner : Anuuru-Aboro est un festival qui fait du bien au coeur et à l'âme)
Claquettes
Désignent les tongs, chaussures aérées très répandues et portées en Nouvelle-Calédonie, que ce soit en ville ou en brousse, et dans toutes les communautés. Le fait d'appeler des claquettes des tongs est souvent le premier moyen utilisé pour repérer un Zoreil. On disait autrefois souvent claquettes japonaises, car elles étaient censées être fabriquées au Japon ou portées par les japonais, mais on n'utilise plus aujourd'hui ce terme.
Expression populaire : "Aouh, j'ai largué mes claquettes à Tyé "(Peut être remplacé par un autre lieu) . Expression souvent prise dans le ton de la plaisanterie, utilisée pour indiquer qu'une personne du sexe opposé a vécu de façon réelle ou non un flirt avec une personne de ce même lieu.
samedi 30 octobre 2010
Anuu-ru Aboro
vendredi 29 octobre 2010
la tristesse
Je vole les mots d'Agnès pour vous les offrir.
Je crois que l’art peut guérir et l’art rend triste, et moi je ne rejette pas cette tristesse. A chaque fois que je vois du beau je peux être saisi d’un flot de tristesse qui est peut-être celle de la durée de ma vie, qui est peut-être celle de ne pouvoir posséder cette beauté, qui est peut-être celle de l’éphémère de cette oeuvre ou de ma propre vie. Mais quoi qu’il en soit, c’est une tristesse à laquelle j’ouvre les bras, j’accepte la tristesse comme j’accepte la nuit contre le jour, comme j’accepte l’hiver contre l’été ou l’automne contre le printemps. Il me paraît naturel, si je saisis la joie, de laisser aussi venir la tristesse. Et je crois que la tristesse accouche toujours d’une joie et donc il faut savoir la laisser venir à soi.
Abbas Kiarostami, Cosmopolitaine, France Inter, 16 mai 2010
jeudi 28 octobre 2010
Dans mon panier
Je m'étais dit qu'on aurait peut être dû profiter des grandes vacances pour aller visiter l'Australie mais c'était idiot. On aurait jamais pu affronter 2011 sans vous revoir, passer du temps avec vous, manger ensemble et parler des heures autour d'un thé ou tard dans la nuit en mangeant un couscous à l'Abribus. Cul de sac, le roman de Douglas Kennedy que j'ai cru bon d'entamer coupe à jamais les éventuelles envies de désert australien. Sur la 4ème de couverture, Martine Laval qui a d'habitude bon goût trouve que DK bouillonne de talent.
Au contraire, la lecture de mon courrier et de mes blogs préférés m'incite à remplir mon panier de films et d'expositions à voir en décembre et en janvier. Raymond Depardon à la BNF, Jean Michel Basquiat au Musée d'Art Moderne et un rendez vous avec la dame de Wuppertal. que j'ai trouvé ICI.
Les souvenirs de ballerine éphémère de Patoumi me renvoie forcément aux miens tout aussi éphémères. J'étais en grande section et ce n'était de la danse classique mais rythmique. Irène Popard, c'était le nom de l'école et j'avais un plaisir à entendre prononcer ce nom et à le prononcer moi même. Mon souvenir le plus net est la séance que j'ai passée bloquée dans les toilettes, à appeler désespérément pour qu'on vienne me délivrer tandis que j'entendais le cours se dérouler juste à côté. J'ai aussi un autre souvenir : celui d'une photo que j'ai dû examiner des centaines de fois. C'est le spectacle de fin d'année sur la scène du Royal. Toutes les petites danseuses tapent en rythme sur leur tambourin, elles sont pieds nus et ce qu'on voit nettement, c'est qu'elles ont les pieds sales.
Au contraire, la lecture de mon courrier et de mes blogs préférés m'incite à remplir mon panier de films et d'expositions à voir en décembre et en janvier. Raymond Depardon à la BNF, Jean Michel Basquiat au Musée d'Art Moderne et un rendez vous avec la dame de Wuppertal. que j'ai trouvé ICI.
Les souvenirs de ballerine éphémère de Patoumi me renvoie forcément aux miens tout aussi éphémères. J'étais en grande section et ce n'était de la danse classique mais rythmique. Irène Popard, c'était le nom de l'école et j'avais un plaisir à entendre prononcer ce nom et à le prononcer moi même. Mon souvenir le plus net est la séance que j'ai passée bloquée dans les toilettes, à appeler désespérément pour qu'on vienne me délivrer tandis que j'entendais le cours se dérouler juste à côté. J'ai aussi un autre souvenir : celui d'une photo que j'ai dû examiner des centaines de fois. C'est le spectacle de fin d'année sur la scène du Royal. Toutes les petites danseuses tapent en rythme sur leur tambourin, elles sont pieds nus et ce qu'on voit nettement, c'est qu'elles ont les pieds sales.
mercredi 27 octobre 2010
haiku addict
J'ai cherché des fruits ( des mangues ou des ananas ou des pommes cannelle ou des pommes kanak ou ... aux petits étals qui bordent la route qui traverse Gélima mais je n'ai rien trouvé. Pour le dessert, ce sera donc tarte à l'orange...
mardi 26 octobre 2010
too busy
Je trépigne d'impatience.
Mais il y a toujours quelque chose de mieux à faire. Parler aux collégiens. Recevoir un écrivain briochin. Bavarder toute l'après midi avec la voisine. Lire le magnifique courrier de Flo et visiter la France de Raymond Depardon. Finir Martin Eden.
Je n'aurais jamais cru qu'un jour ça m'arriverait d'être débordée. Il faut croire que je commence à ne plus être invisible.
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